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Méthodologie

Nous mettons en œuvre des méthodes quantitatives et qualitatives.

 

Nous nous appuyons largement sur les données primaires collectées auprès des entreprises et de leurs dirigeants, en particulier les données de production (coûts, prix, cadences, main d’œuvre, etc., toutes anonymisées). Elles sont la principale source de nos travaux et donnent accès à un grand niveau de détail et de nuance. 

 

Nous les recueillons via des entretiens semi-directifs et parfois des questionnaires en ligne. Nous menons la plupart de nos entretiens par téléphone, ce qui permet une plus grande flexibilité et une adaptation aux emplois du temps parfois changeants ou hachés des dirigeants. Notre savoir-faire et longue expérience en matière de recherche et surtout obtention de données primaires* même peu accessibles aide beaucoup (328 entretiens menés à ce jour, plus de 300h), de même que les coopérations plus avancées avec certains dirigeants. Les nombreux contacts établis en 9 ans d’activité sont un autre avantage.

 

Elles sont ensuite insérées dans nos modèles, tous propriétaires, d’analyse financière, de chiffrage des impacts ou de dimensionnement des marchés.

 

Nous les complétons par les chiffres publiés par divers instituts (INSEE, Eurostat, DARES, DGE...) et leurs bases de données (FLORES, ESANE...), ainsi que par les banques centrales, organisations professionnelles, ministères, agences spécialisées, observatoires sectoriels, chambres de commerce et d'industrie.

  

Nous mettons aussi en œuvre des questionnaires en ligne à destination des entreprises ou des populations locales (associations, riverains), des visites de terrain, des recherches en ligne.

 

Nous nous appuyons enfin sur l’approche du développement économique local par les évolutions techniques (économie de l’innovation, économie évolutionniste, géographie économique). C’est la vision promue par le Master de développement économique local de la LSE, aux toutes premières places mondiales avec des enseignants comme Storper, Iammarino, Rodríguez-Pose, Crescenzi, aux nombreuses distinctions.

 

Par exemple, l'approche de la « variété apparentée » (Boschma) peut utilement nourrir une stratégie de développement économique local, de même que l’approche par cycles techno-économiques (Perez).

 

 

Méthodes de l'évaluation des retombées économiques

 

Elles se fondent sur le triptyque :

Emploi | Revenu | Valeur ajoutée

 

 

Des indicateurs directs, concrets, facilement identifiables, qui englobent à la fois :

 

  • Le court-terme – les emplois sont la première conséquence d'une création d'activité économique : il faut une main d'œuvre supplémentaire pour produire

  • Le moyen-terme – une nouvelle activité économique génère aussi de nouveaux revenus, pour les entreprises (chiffre d'affaires), les ménages (salaires), et les pouvoirs publics (recettes fiscales)

  • Le long-terme – la valeur ajoutée est l'indicateur du long-terme, elle est associée au changement technique, à l'innovation, donc à des nouvelles capacités ou compétences à même de perdurer dans un endroit donné

  

Notre modèle quantitatif propriétaire chiffre les indicateurs souhaités (par exemple emploi, chiffre d’affaires, salaires, fiscalité locale et/ou nationale, valeur ajoutée), à l’échelle géographique voulue.

 

Il distingue également les différents types d’impacts économiques :

  • Directs, indirects et induits

  • Les effets pérennes et ceux qui sont temporaires

  • Les réductions d’activité le cas échéant, pour l'établissement du solde net de création d'activité

 

Les effets indirects (auprès des fournisseurs) ont été estimés à l’aide des tableaux entrées-sorties de la comptabilité nationale (INSEE), qui indiquent les consommations intermédiaires de 38 secteurs économiques.

 

Les variables reposent sur des données de première main fournies par les opérateurs économiques, donc très fiables et directement issues du terrain. Elles sont le cas échéant ajustées de l’inflation à 2, 3 ans, avec des hypothèses prudentes.

 

Les méthodes qualitatives permettent d’apprécier la durabilité des retombées économiques et de répondre entre autres aux questions suivantes :

  • Les créations d’activité seront-elles durables ?

  • Peuvent-elles en amener d’autres et générer des cercles vertueux ?

  • A quelles autres retombées peut-on s’attendre sur le long terme ?

 

Également basée sur des entretiens ou enquêtes, l'analyse qualitative appréhende les effets sur l'innovation ou la vitalité des écosystèmes, tous deux facteurs de pérennisation des gains économiques (cf. « Le développement économique local »). Les sources sont les entreprises et tout autre acteur pertinent (organisations professionnelles, agences spécialisées, collectivités, etc.).

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